REPORTAGE : A la rencontre de Khadim Ndiaye « FARIS COUTURE »

REPORTAGE : A la rencontre de Khadim Ndiaye « FARIS COUTURE »

juillet 26, 2020 0 Par La Redaction

Métier très prisé par les jeunes d’aujourd’hui, la couture occupe une partie importante du secteur
Informel de notre pays. En cette veille de Tabaski, elle est la principale source d’attraction après la
la vente des moutons. Nous avons fait le tour pour rencontrer quelqu’un qui a consacré 13 ans de sa vie à ce métier tant convoité actuellement. Khadim Ndiaye propriétaire de « FARIS COUTURE. »

Entretient
M. Ndiaye, vous êtes actuellement couturier et propriétaire de « Faris Couture ». Que pouvez-vous nous dire de votre parcours, avant d’en arriver à votre propre atelier de couture ?

Oui, comme l’ensemble des Sénégalais, avant d’entamer l’apprentissage de la couture, j’ai fréquenté l’école coranique et après j’ai été à l’école française, mais je n’ai pas pu continuer les études et c’est en classe de Cm2 que j’ai abandonné les études par turbulence. C’est ainsi, étant jeune, que mon oncle a choisi de m’amener dans son atelier de couture où j’ai démarré. Mais avec les difficultés, je n’ai fait qu’un an là-bas, par la suite je suis allé dans un autre atelier, celui de mon cousin et je suis resté avec lui durant plus de onze ans. C’est après que j’ai créé mon propre atelier.

Avant de parler de votre atelier « FARIS COUTURE », quels sont les faits marquants et drôles que vous retenez de votre cursus en tant qu’apprenti-tailleur ?

Vous savez, si on parle d’apprentissage de métier, on parlera forcément de difficultés, car maitriser un métier n’est pas facile et je suis passé par des étapes difficiles. Mais je me souviens d’une anecdote: un jour j’étais avec mon patron dans l’atelier, il parlait avec moi et mes amis sont passés devant et m’ont salué mais au moment où je m’étais tourné pour les saluer et le moment où je recevais la gifle de mon patron (rire), était identique. Comme tous les apprentis, j’avais l’habitude d’aller acheter le repas auprés de quelqu’un qui s’appelait Moussa Mafé, et il m’arrivait parfois quand j’accusais du retard de ne pas manger, je prenais des cacahuètes.

Actuellement on peut dire que vous avez surmonté toutes les difficultés, vous avez maintenant votre propre atelier, du nom de « FARIS COUTURE ». Pourquoi « FARIS COUTURE », cette nomination ?

J’ai choisi ce nom pour plusieurs raisons, mais la principale raison est que ce nom, vient de mon père, on le surnommait FARIS. Donc au moment de choisir le nom, j’ai repris cette nomination et FARIS coïncide aussi avec ce que je fais.

Quelles sont vos spécialités, celles de FARIS COUTURE ?

Oui, nous sommes des tailleurs complets, des tailleurs mannequins. C’est-à-dire qu’on s’active dans la confection des chemises, super cents, pantalons, vestes, gilets. On fait aussi dans le général car on maitrise la couture, mais notre domaine est la confection de costumes africains.

Quelles sont les ambitions de FARIS COUTURE ?

Nous avons bien sûr des ambitions, comme j’ai l’habitude de dire à un de mes amis que nous n’avons pas encore démarré pour ce qu’on envisage de faire. Nous avons des projets, nous maitrisons ce que l’on fait et nous allons y parvenir.

Envisagez-vous de travailler avec des hommes d’Etat, des personnalités publiques ou même d’organiser des défilés ?

Oui. Je travaille avec des personnalités du pays, comme Boubacar Diallo alias Dj Boubs, avec des sous-préfets pour ne pas citer de noms, des députés, des maires et sur cette lancée j’espère travailler demain avec des chefs d’Etat.
Pour réaliser cette ambition, je pense qu’organiser des défilés en est une condition. Mais je veux avancer lentement mais sûrement d’autant plus que je maitrise mon métier et qu’à chaque fois les clients sont satisfaits de mes produits. Je prépare aussi des tendances que je vais dévoiler bientôt au public, je leur demande d’attendre…